OLDELAF

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OLDELAF

Chanteur qui fait rire, mais pas que, Oldelaf sera deux fois en Touraine au printemps : pour les adultes, mais aussi pour les enfants.

LA QUESTION

Où mettez-vous la limite entre enfance et âge adulte ? Côté public, ça fait une grosse différence ?

Je suis encore un grand enfant, donc c’est pas simple ! J’ai la chance de faire le métier de mes rêves, et je fais l’enfant sur scène. Bien sûr il y a une différence quand on écrit... Mais il ne faut surtout pas prendre les enfants pour des cons, et faire des chansons débiles pour eux. J’ai toujours voulu faire des chansons qu’ils peuvent écouter au premier ou second degré, et réécouter dans vingt ans avec plaisir. Quoiqu’il arrive, il faut faire de la bonne chanson !

L’INTERVIEW

Qu’est-ce qui vous a donné envie de remonter sur scène avec les chansons pour enfants ?

Le festival Le Chant des Possibles a su me convaincre, l’événement est sympa, et ça faisait un petit moment que je ne les avais pas chantées les chansons des deux albums Happy Birthday et Bête et méchant. Donc je suis content de remonter sur scène avec tout ça !

Côté adultes, fin avril marquera la fin de la tournée Saint-Valentin : quel est le bilan ?

Très heureux parce que ça cartonne sur scène, on se régale avec toute la bande. Il y a eu un changement de guitariste pendant la tournée, car Victor avec qui je tourne depuis quinze ans a voulu arrêter, il avait besoin de souffler un moment donc il a fallu réorganiser les choses. Mais malgré cela, la tournée a été un bonheur, je suis fier et content de ce que ça a donné et que ça donne encore, voir les gens repartir avec la banane c’est toujours un régal.

Par les temps qui courent, chanter l’amour et faire rire ça n’est pas trop compliqué ?

Ce ne sont que des chansons où j’aborde les sujets avec du décalage, c’est nécessaire pour trouver des chemins de traverse pour tous les sujets. Mais je pense que l’amour on peut en parler encore, mais parler de la situation internationale et de l’état du monde là c’est sûr, ce serait plus compliqué.

On vous entend aussi souvent à la radio, sur France Inter, après plusieurs années de chroniques sur la radio Rire & Chansons : comment vous tenez le rythme ?

C’est pas toujours simple, c’est un rythme de travail de forcené qui a forcément un impact sur le reste de ma vie…

Et de vos activités, qui sont nombreuses : chroniqueur, chanteur, comédien… comment vous souhaitez qu’on vous présente ?

Je suis avant tout chanteur. J’ai besoin de faire de l’humour pour m’exprimer, dire des choses, mais je suis avant tout musicien, c’est ma formation, je me sens pleinement musicien et chanteur… mais un chanteur qui fait rire.

 

LE QUESTIONNAIRE

Dernière chose avant d’entrer en scène ? Un cri de guerre avec les gars, pour se donner du courage.

Le dernier spectacle qui vous a fait pleurer ? Je suis dur aux larmes, je ne pleure pas souvent... Et quand ça m’arrive c’est souvent pour de la chanson, comme au concert de Debout sur le zinc.

Artiste des fourneaux, votre spécialité en cuisine ? J’aime cuisiner ! Mon plat-signature ce serait mon filet mignon, à la crème et aux champignons... Je crois qu’il est pas nul !

En sortant de scène, je me pose, je bois, j’allume le téléphone.

 

En concert le 30 avril à Montlouis-sur-Loire avec la tournée Saint-Valentin, et les 8 et 9 mai à Langeais pour le festival Le Chant des Possibles (chanson jeune public).

photo ©ELODIE WARD